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RAPPROCHEMENT BANCAIRE : DÉFINITION ET OBJECTIF

Le rapprochement bancaire consiste à comparer les enregistrements figurant sur le compte dédié d’une entreprise (compte 512) avec les opérations figurant sur un relevé bancaire.

 

Qu’est-ce que le rapprochement bancaire ?

Le rapprochement bancaire permet de s’assurer que les comptes bancaires tenus par une entreprise correspondent avec ses relevés bancaires à une date donnée. Afin d’établir la concordance de ces deux soldes, l’entreprise doit procéder au pointage croisé des documents. Les deux soldes doivent être identiques.

Cette opération permet de connaître la situation de trésorerie d’une entreprise en vérifiant que chaque flux financier (dettes et créances) a été comptabilisé de part et d’autre.

Comment établir un rapprochement bancaire ?

Pour réaliser un rapprochement bancaire, chacune des opérations doit être pointée une à une, de date à date, en confrontant la ligne du relevé bancaire avec la ligne correspondante au compte 512.

A noter : le compte 512 correspond à l’image de celui qu’une entreprise détient dans un établissement bancaire.

Ce pointage inclut les bordereaux de remise des chèques, les effets de commerce et les espèces confiées à la banque.

Quel est l’objectif du rapprochement bancaire ?

L’objectif est de s’assurer de la concordance entre l’entreprise et le solde bancaire afin de pointer d’éventuelles divergences entre ces deux états. En pratique, les soldes des deux documents sont rarement concordants, car les opérations sont souvent enregistrées à des dates différentes dans le compte 512 et dans celui de la banque.

Montant mal retranscrit ou incorrect, erreur de compte lors d’un virement, erreurs de saisies, entrées de créances non enregistrées, état de débits, etc. : chaque différence, chaque écart doivent s’expliquer et faire l’objet d’une correction. En résumé, l’objectif du rapprochement bancaire est notamment de vérifier :

  • l’état réel de la trésorerie,
  • de mettre à jour les écritures comptables,
  • d’identifier des oublis ou erreurs éventuels,
  • de repérer des factures manquantes ou les chèques non encaissés.

Dans tous les cas de figure, la régularisation est obligatoire. Les sommes non encore débitées ou perçues par la banque devront être régularisées lors du prochain rapprochement bancaire.

Comment trouver une erreur dans le rapprochement bancaire ?

Le plus souvent, les comptables effectuent un rapprochement bancaire au moins une fois par an, parfois plus souvent, car les erreurs sont plus faciles à identifier sur une courte période (par exemple un trimestre). Pour y parvenir, ils dressent un tableau correspondant à l’enregistrement de la comptabilité, un second matérialisant le relevé bancaire, puis un dernier tableau justifiant les écarts entre les soldes. Dans le détail, il s’agit de tracer

  • une première ligne sur laquelle est reporté le montant figurant sur le relevé bancaire ;
  • puis, un tableau à 2 colonnes relevant les montants débiteurs et créditeurs enregistrés sur le compte 512, mais n’apparaissant pas sur le relevé bancaire ;
  • un tableau à 2 colonnes relevant les montants débiteurs et créditeurs figurant sur le relevé bancaire, mais pas sur le compte 512 ;
  • une ligne établissant le solde bancaire théorique en comptabilité.
  • une ligne avec le montant figurant dans le compte 512 en comptabilité ;
  • une dernière ligne déterminant les soldes de chaque compte après retraitement et une différence éventuelle entre les 2 lignes précédentes si la valeur des comptes n’est pas identique.

Bon à savoir : parmi les erreurs de lettrage les plus plus courantes, figurent les inversions de chiffres, de colonnes d’affectation, le non-enregistrement de certains frais, etc.

Si les différences ne s’expliquent pas, une régularisation s’impose par la saisie des écritures manquantes dans la comptabilité.

A noter : dans la majorité des cas, ce tableau est établi automatiquement par les logiciels comptables lettrant automatiquement les sommes identiques. Il appartient ensuite au comptable de lettrer manuellement les sommes non concordantes.

Source : Capital

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