Actualités

Sécuriser les chaines de paiement, un défi croissant pour les entreprises

Sécuriser les chaines de paiement – La gestion du risque cyber devient pour les entreprises une thématique centrale. Réputation de l’entreprise, atteinte aux données personnelles… Le préjudice causé peut-être conséquent, notamment lorsque la chaîne de paiement est atteinte.

 

Selon l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi), les cyberattaques ont été multipliées par quatre en 2020. Un risque accru qui a conduit les entreprises à s’intéresser de plus près à la façon de s’en prémunir. La plateforme d’assistance et de prévention du risque numérique, Cybermalveillance.gouv.fr, a ainsi vu sa fréquentation augmenter de 155% en 2020, avec plus de 1 232 545 visiteurs.

54% des entreprises ont subi une attaque en 2021

L’épidémie de Coronavirus, qui a conduit à la généralisation du télétravail et à l’utilisation d’outils digitaux à distance reposant sur le cloud, a amené les entreprises à prendre toujours plus au sérieux les cyberattaques et cyberfraudes. Pour Pacôme Lesage, Directeur France et Europe du Sud de Sage : « Accompagner le plus grand nombre d’entreprises dans leur usage du Cloud, signifie aussi rassurer chacun sur la gouvernance des données et la cybersécurité, qui sont des sujets sur lesquels aucun compromis n’est possible ».

L’accompagnement en matière de cybersécurité est d’autant plus nécessaire que l’explosion des attaques cyber de 2020 s’est poursuivie durant l’année 2021, touchant six entreprises sur dix dans leur business, selon le baromètre de la cybersécurité des entreprises publié par le CESIN et OpinionWay. Alors que la plupart des grandes entreprises ont intégré assez tôt des processus et du personnel pour prévenir la menace, les PME et ETI ont pris en considération la menace plus tardivement, ce qui leur coûte aujourd’hui puisqu’elles sont devenues la principale cible des pirates informatiques.

Pour 33% des entreprises, le préjudice financier s’élève à plus de 10 000 €

Dans son baromètre fraude et cybercriminalité 2021, Euler Hermes rapporte que deux entreprises sur trois ont subi au moins une tentative de fraude dans l’année et qu’une entreprise sur cinq a quant à elle subi plus de cinq attaques. Pour 33% de ces entreprises, le préjudice financier s’élevait à plus de 10 000 €. Parmi les différentes menaces auxquelles elles peuvent être confrontées, l’atteinte à la chaîne de paiement peut fortement impacter leur business et leur fonctionnement.

La fraude au virement ou à la facturation démarre souvent par une demande de modification des coordonnées bancaires d’un bénéficiaire. Dans ce cadre, l’attaquant se fera passer pour un fournisseur ou un client connu de l’entreprise. Parce qu’elles sont dématérialisées, les données bancaires circulent à l’échelle mondiale très rapidement, ce qui rend l’identification du fraudeur impossible.

Autre levier, l’arnaque au président par un piratage d’’email. Les cibles principales de ce type d’attaques sont des entreprises avec une activité internationale. Le but pour le pirate informatique est ici de compromettre des comptes de messageries reconnus ou authentifiés par l’entreprise. Une fois l’adresse mail en sa possession, l’attaque consiste à envoyer un ou plusieurs e-mail factices destinés au service de la comptabilité pour procéder à un paiement.

Savoir anticiper les crises en sécurisant les chaines de paiement

Être en mesure d’anticiper les cyberattaques est un des prérequis pour maîtriser pleinement sa stratégie de cybersécurité. Le rôle des salariés et collaborateurs est déterminant. Pour Vivien Pertusot, directeur adjoint de Bpifrance Le Lab, « le plus fondamental, c’est la formation. Les collaborateurs sont les premières sources de vulnérabilité dans une entreprise ». L’humain reste la première faille quand il est question de cybersécurité : cliquer sur le mauvais lien, répondre au mauvais mail, ne pas détecter une cyberattaque ou menace… Tous ces faux-pas peuvent être évités si une sensibilisation est menée au préalable. D’après Régis Dubrulle, délégué régional de l’Anssi, la prévention passe par « la paranoïa positive qui incite chacun à faire attention ».

Une fois ce travail de sensibilisation effectué, il est important de développer de bons réflexes. Dans le cas précis de la fraude au paiement, il est nécessaire de contrôler la validité des données communiquées (numéro de compte, adresse, identité etc) pour limiter tous détournements frauduleux. Des mécanismes d’alerte peuvent également être mis en place pour cibler des actions ou mouvements suspects (montant d’un transfert irrégulier, motif inhabituel…). Enfin, toutes les demandes urgentes doivent être traitées avec précaution car la plupart des cyberfraudes jouent sur le caractère urgent de la demande pour raccourcir le temps de réaction de la victime. Pour contrer cette technique très appréciée des cyber hackers, les procédures de validation doivent être respectées et/ou revues.

 

Source : Ekonomico

Plus d'articles
fraude facturation électronique

Facturation électronique : pourquoi le risque de fraude change d’échelle

Fraude facturation électronique – L’an dernier déjà, la DGFiP alertait les entreprises sur une nouvelle vague de fraude exploitant Chorus Pro. À l’époque, le sujet pouvait sembler marginal. Avec l’accélération de la facturation électronique et la dématérialisation des flux financiers, le risque est désormais bien réel. Fraude au faux IBAN : un risque amplifié par la facturation électronique Dès fin 2025, la DGFiP identifiait des tentatives de fraude particulièrement ciblées : des escrocs se faisaient passer pour des interlocuteurs liés à Chorus Pro afin de récupérer de véritables factures, puis d’y intégrer un faux RIB avant transmission au client ou à la collectivité concernée. Le principe est simple : détourner un paiement vers un compte frauduleux. Mais avec l’automatisation croissante des échanges et des traitements, ces fraudes gagnent aujourd’hui en ampleur et en sophistication. La dématérialisation impose un nouveau niveau de contrôle La facturation électronique améliore la productivité, la traçabilité et la fluidité des flux. Mais elle renforce également les enjeux de sécurisation des données financières. Dans des processus de plus en plus automatisés, une modification discrète d’IBAN peut suffire à déclencher un paiement frauduleux si aucun contrôle n’est prévu en amont. Les grandes organisations sont particulièrement exposées : volumes élevés de factures, multiplicité des outils, workflows complexes… la vérification manuelle atteint rapidement ses limites. Fraude facturation électronique : Automatiser les contrôles pour sécuriser les paiements Face à ces risques, les directions financières renforcent leurs dispositifs de prévention en combinant surveillance des référentiels fournisseurs et contrôles automatisés. L’association de la solution MATA IO et d’un dispositif interbancaire comme SEPAmail ou SIS ID permet : de surveiller en continu les créations ou modifications d’IBAN, de déclencher automatiquement des vérifications bancaires, et de bloquer les paiements suspects avant exécution. L’enjeu n’est plus seulement de détecter une fraude après coup, mais d’empêcher qu’un IBAN frauduleux entre dans le système. Fraude facturation électronique : Un sujet désormais stratégique pour les directions financières Avec la montée des cyberfraudes et l’automatisation des flux, la sécurisation des coordonnées bancaires devient un véritable sujet de gouvernance financière. Les entreprises les mieux préparées combinent aujourd’hui : des procédures internes robustes, des contrôles automatisés, une surveillance continue des données sensibles, et des solutions spécialisées de lutte contre la fraude. Dans un environnement financier toujours plus numérique, garantir que chaque paiement parvient au bon destinataire est devenu un enjeu stratégique de maîtrise du risque et de sécurisation du cash. 👉 Envie d’en savoir plus sur la solution MATA IO ? Contactez-nous dès maintenant pour échanger sur vos besoins et sur la fraude facturation électronique.