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ARNAQUES AUX FAUX VIREMENTS : LES FOLLES TECHNIQUES DES ESCROCS

Usurpation d’identité, piratage informatique, manipulation mentale, arnaques aux faux virements … Les mafias du crime financier usent de techniques diverses et variées pour vous soutirer de l’argent.

« C’est du Canteloup à la sauce escroquerie. » Voici comment Jean-Jacques Latour, responsable de l’expertise pour le dispositif Cybermalveillance.gouv.fr résume les nouvelles activités des organisations criminelles. Car, les malfrats profitent de la crise sanitaire pour mettre en place de nouveaux types d’arnaques. Un phénomène, découvert par le FBI, est en effet en pleine expansion, depuis le printemps dernier : « le deepvoice ». Ce logiciel, qui permet d’usurper la voix du président d’une société ou d’un collaborateur, est utilisé pour soutirer de l’argent aux entreprises. Les aigrefins persuadent pour cela un salarié à établir un virement de fonds urgent. Le préjudice est colossal !

Arnaques aux virements : les méthodes employées

Aux États-Unis comme en France, les services de la criminalité financière de la police judiciaire sont sur le front. En 2020, les escrocs ont multiplié les techniques d’arnaques : usurpation d’identité, piratage informatique et manipulation mentale, escroquerie aux faux ordres de virement (FOVI)… Au total, les entreprises et les collectivités se sont vu dépouiller de 114 millions d’euros l’an passé, contre 89 millions en 2019, selon les données de la police judiciaire française.

« La tendance est à la hausse depuis 2017. Ces derniers mois, les escrocs se sont adaptés à la pandémie et profitent de l’essor du télétravail », détaille dans les colonnes du Figaro Thomas de Ricolfis, sous-directeur de la lutte contre la criminalité financière. Avec la démocratisation du télétravail, les signaux d’alerte disparaissent.

Qui se cache derrière ces arnaques  ?

Des petites PME aux grands groupes du CAC 40, aucune entreprise n’est épargnée. D’ailleurs, en moyenne, cinq entreprises par semaine contactent le site de cybermalveillance pour ces faits.

Les organisations criminelles « étudient les sociétés, passent par les réseaux sociaux pour identifier les salariés-cibles, connaître leur fonction, et comment mettre en œuvre leur technique de persuasion », détaille au quotidien économique Thomas de Ricolfis. En France, ce sont souvent les mafias du crime financier franco-israéliennes qui sont à l’origine de ces pratiques.

« La France collabore étroitement sur le plan judiciaire avec les autorités israéliennes. Les collectivités et les entreprises dans leur pays sont également touchées », ajoute Jean-Jacques Latour.

Il existe toutefois aussi des groupes qui agissent depuis l’Afrique.

Comment éviter ces escroqueries ?

Arnaques aux faux virements : les missions de prévention se multiplient

Afin d’alerter les entreprises, les missions de prévention se multiplient. D’ailleurs, le 8 mars dernier, Thomas de Ricolfis et le commandant Thierry Pezennec sont intervenus durant un webinaire rassemblant des adhérents du Medef. « La sensibilisation des entreprises et le partage d’information avec les services de police judiciaire représentent des enjeux cruciaux pour lutter contre ce véritable fléau économique. D’autant que les modes opératoires des groupes criminels sont en constante évolution », indique au Figaro Patrick Martin, président délégué du Medef.

On vous demande d’effectuer un virement ? Effectuez une contre-vérification de l’e-mail et du téléphone ou exigez une double signature.

Source : Planet.fr

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