Actualités

Clarification des responsabilités dans les fraudes de paiement électronique par l’Europe

fraudes de paiement électronique

L’Europe est en train de définir plus clairement les responsabilités des consommateurs et des banques en cas de fraudes de paiement électronique. Ces dernières années, les fraudes électroniques ont considérablement augmenté, avec une multiplication par sept des plaintes annuelles depuis 2019. Les escrocs utilisent des méthodes telles que le « phishing », le « vishing » et le « smishing », ciblant souvent des sites de vente d’occasion et se faisant passer pour des entreprises publiques ou des banques.

Fraudes de paiement électronique

Gilles Laguesse, avocat partenaire chez DALDEWOLF, souligne que l’objectif commun de ces escrocs est de dérober les économies bancaires des citoyens, souvent à leur insu. Les fraudes réussies impliquent généralement l’accès aux données personnelles et bancaires de la victime, souvent facilité par la négligence du titulaire du compte.

La législation européenne actuelle cherche à déterminer qui, de la banque ou du client, devrait assumer les pertes économiques résultant d’un paiement frauduleux. Si la banque est informée d’une fraude par son client, elle est responsable des paiements effectués après cette notification. Cependant, les paiements effectués avant cette notification impliquent une responsabilité partagée. Un paiement « non autorisé » doit normalement être remboursé par la banque, sous réserve d’une franchise de 50 euros, sauf en cas de « négligence grave » du client.

La définition de la « négligence grave » prend en compte toutes les circonstances, indépendamment de l’âge ou de la perception des faits par la victime. Des exemples de négligence incluent le partage de codes avec des tiers, le manque de vigilance lors de transactions électroniques, ou le fait de laisser une carte dans une chambre d’hôtel.

Le débat juridique actuel porte sur la distinction entre un paiement « autorisé » et « non autorisé ». Un paiement est considéré comme « autorisé » si la procédure convenue entre la banque et le client est respectée, indépendamment de l’identité de la personne effectuant l’opération.

L’Europe vise à clarifier cette notion dans le projet de règlement PSR, soulignant l’importance de la responsabilité personnelle dans la protection contre la fraude. La vigilance du citoyen est essentielle, tout comme la prudence avec un portefeuille physique. La responsabilité de protéger les moyens de paiement électroniques incombe en premier lieu au citoyen lui-même.

Contactez MATA pour en savoir plus

Plus d'articles
facture électronique mata io iopole

Facture électronique : MATA IO renforce son offre avec une plateforme full API déjà opérationnelle dans dix pays européens.

Strasbourg, le 3 août 2026 – À quelques semaines de l’entrée en vigueur de la réforme de la facture électronique, les entreprises recherchent désormais des solutions immédiatement opérationnelles, capables de s’intégrer simplement à leur système d’information et de répondre à leurs ambitions de développement, en France comme à l’international. C’est dans cette perspective que MATA IO renforce son offre en nouant un partenariat stratégique avec IOPOLE, plateforme agréée reposant sur une architecture full API et déjà capable d’échanger des factures électroniques XML dans dix pays européens.

Migration ISO 20022

Spécialiste de la sécurisation des flux financiers depuis 1999, MATA accompagne les entreprises sur les problématiques des échanges interbancaires. La Migration ISO 20022 entraine les entreprises vers de nouvelles obligations.  

facture électronique

Réforme de la facture électronique : une contrainte ?

Non, une opportunité pour les entreprises. La réforme de la facture électronique ne se résume pas à une échéance réglementaire. Elle constitue un tournant structurant pour les directions financières, en matière d’organisation, d’automatisation et de gestion des flux. Reste à savoir comment l’aborder.