Actualités

LA DÉLINQUANCE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE EN PLEIN BOOM

Un duo de députés, Ugo Bernalicis (FI) et Jacques Maire (LREM), vient de présenter un état des lieux de la délinquance économique et financière en France. Au-delà de ses propositions, très pointues, le document présente un état des lieux inédit de la structure et de la dynamique de ce type de délits en France. Instructif.

Au pays des arnaques

Comme souvent lorsque l’on s’intéresse aux comportements déviants, entre faux, arnaques, contrefaçons, travail clandestin, fraude fiscale et autres abus de bien social, il n’est pas évident de trouver des statistiques fiables.

Les deux rapporteurs ont donc pris soin de présenter les sources disponibles. Il y en a trois : le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Justice et une enquête de victimation menée par l’Insee. Conclusion : « quelles que soient les sources, la tendance dégagée est un accroissement du phénomène », constate le rapport.

Les données les plus faciles à utiliser sont celles du ministère de l’Intérieur : elles montrent un accroissement des actes de délinquance économique et financière de 19,8 % entre 2013 et 2018. Au pays des fraudes, les possibilités sont diverses, mais deux catégories ressortent nettement : les arnaques et les fraudes aux moyens de paiement. Les premières représentent plus de la moitié du total des 409 000 infractions répertoriées en 2018 et les secondes un tiers.

Dans le questionnaire de l’Insee sur « Cadre de vie et sécurité », une question a été incluse pour la première fois en 2018 sur les arnaques : 3,3 % des Français ont déclaré en avoir été victimes en 2017 et 15 millions, soit 30 % de la population, au moins une fois au cours de leur vie. Les plus courantes ne correspondent pas à des grandes escroqueries à la Madoff, elles sont bien plus banales que cela. Elles consistent à ne pas fournir les produits ou services achetés (36 %) ou bien à les proposer en qualité ou quantité moindres que promis (16 %) ou bien avec des frais supplémentaires (14 %).

Par ailleurs, 4,3 % des ménages disposant d’un compte en banque ont subi une escroquerie bancaire. Le nombre de personnes ayant subi des débits frauduleux sur leur compte bancaire a ainsi été multiplié par 2,5 entre 2010 et 2017.

 

Plus d'articles
fraude facturation électronique

Facturation électronique : pourquoi le risque de fraude change d’échelle

Fraude facturation électronique – L’an dernier déjà, la DGFiP alertait les entreprises sur une nouvelle vague de fraude exploitant Chorus Pro. À l’époque, le sujet pouvait sembler marginal. Avec l’accélération de la facturation électronique et la dématérialisation des flux financiers, le risque est désormais bien réel. Fraude au faux IBAN : un risque amplifié par la facturation électronique Dès fin 2025, la DGFiP identifiait des tentatives de fraude particulièrement ciblées : des escrocs se faisaient passer pour des interlocuteurs liés à Chorus Pro afin de récupérer de véritables factures, puis d’y intégrer un faux RIB avant transmission au client ou à la collectivité concernée. Le principe est simple : détourner un paiement vers un compte frauduleux. Mais avec l’automatisation croissante des échanges et des traitements, ces fraudes gagnent aujourd’hui en ampleur et en sophistication. La dématérialisation impose un nouveau niveau de contrôle La facturation électronique améliore la productivité, la traçabilité et la fluidité des flux. Mais elle renforce également les enjeux de sécurisation des données financières. Dans des processus de plus en plus automatisés, une modification discrète d’IBAN peut suffire à déclencher un paiement frauduleux si aucun contrôle n’est prévu en amont. Les grandes organisations sont particulièrement exposées : volumes élevés de factures, multiplicité des outils, workflows complexes… la vérification manuelle atteint rapidement ses limites. Fraude facturation électronique : Automatiser les contrôles pour sécuriser les paiements Face à ces risques, les directions financières renforcent leurs dispositifs de prévention en combinant surveillance des référentiels fournisseurs et contrôles automatisés. L’association de la solution MATA IO et d’un dispositif interbancaire comme SEPAmail ou SIS ID permet : de surveiller en continu les créations ou modifications d’IBAN, de déclencher automatiquement des vérifications bancaires, et de bloquer les paiements suspects avant exécution. L’enjeu n’est plus seulement de détecter une fraude après coup, mais d’empêcher qu’un IBAN frauduleux entre dans le système. Fraude facturation électronique : Un sujet désormais stratégique pour les directions financières Avec la montée des cyberfraudes et l’automatisation des flux, la sécurisation des coordonnées bancaires devient un véritable sujet de gouvernance financière. Les entreprises les mieux préparées combinent aujourd’hui : des procédures internes robustes, des contrôles automatisés, une surveillance continue des données sensibles, et des solutions spécialisées de lutte contre la fraude. Dans un environnement financier toujours plus numérique, garantir que chaque paiement parvient au bon destinataire est devenu un enjeu stratégique de maîtrise du risque et de sécurisation du cash. 👉 Envie d’en savoir plus sur la solution MATA IO ? Contactez-nous dès maintenant pour échanger sur vos besoins et sur la fraude facturation électronique.