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PHISHING, FRAUDE ET ESCROQUERIES EN TEMPS DE PANDEMIE

En ce début d’année 2021 comme en 2020, la cybercriminalité surfe sur la pandémie pour s’envoler vers de nouveaux horizons. Jamais le potentiel n’a été aussi prometteur pour le phishing, la fraude et les escroqueries : les cybermenaces explosent.

Le phishing & la pandémie, un mélange explosif !

Les cybercriminels jouent sur la fébrilité des individus face au Covid pour leur soutirer des fonds via des ransomwares.

Les malwares comme TrickBot, Agent Tesla ou Emotet, adaptent leurs contenus à la crise sanitaire :

  • Faux fichiers de résultats de tests de Covid-19,
  • Annonce d’un traitement contre le virus,
  • Convocation à une vaccination rapide,
  • Faux site de prise de rdv, de vente de masques ou de gel hydroalcoolique,
  • Décalage d’une livraison d’un colis…

Les exemples de thématiques dédiées au phishing sont nombreux et toujours d’actualité. Les cybercriminels dissimulent leur identité derrière celle des organismes de santé, la médecine du travail, les laboratoires d’analyses ou de grandes marques, pour envoyer ces messages au plus grand nombre.

Le phishing n’est pas nouveau (cf. article précédent) mais le Covid-19 en a démultiplié l’ampleur et les conséquences. Dans le cas présent, ce sont plus de 7 milliards d’individus qui sont des cibles potentielles et tout le tissu entrepreneurial.

Selon Barracuda Networks, le phishing a enregistré un bond de 667 % en mars 2020 et en avril, 380.000 attaques informatiques étaient liées au Covid-19 contre 1.200 en janvier.

Le phishing, une goutte au milieu d’une myriade de fraudes et escroqueries en ligne

Au-delà du phishing les menaces couvrent différents types d’intrusions. Certaines sont innovantes et s’appuient sur la modification des usages d’outils online tels que les conférences audio / vidéo :

  • Les spam (courriels indésirables) : générés en masse et gérés par l’IT ils sont souvent bien filtrés par les firewalls, antivirus et autres services pare-feu des entreprises.
  • Malware : logiciel malveillant installé à son insu. Ils sont discrets, à l’inverse du Ransomware.
  • Exfiltration de données
  • Phishing avec URL falsifiée : Google a dénombré 316.523 nouveaux sites factices relatifs au Coronavirus en 1 mois courant mars 2020, et les cybercriminels ont aussi déposé des centaines de milliers de noms de domaine intégrant le mot clé « covid » : plus de 200.000 ont été classés en risque élevé ou malveillant.
  • Phishing latéral : il s’appuie sur l’utilisation d’un vrai compte piraté et exploité par un criminel. Taux de succès maximal car la confiance est déjà établie entre des interlocuteurs qui se « connaissent ».
  • Spear phishing (harpooning): ciblé et précis, il a pour objectif de vous voler des données clés.
  • Usurpation de marque / de nom de domaine
  • Escroquerie / Extorsion
  • Usurpation de compte
  • Détournement de conversations : c’est la grande tendance. Ils peuvent conduire les utilisateurs à télécharger de faux outils de collaboration. En tête des cibles, Teams et Zoom. On note une recrudescence de fichiers malveillants portant des noms tels que « zoom-us-zoom_XXX.exe » et « microsoft-teams_V#mu#D_XXX.exe » (où X représente un pseudo numéro de version). D’ailleurs, depuis le début de l’année, plus de 1.700 nouveaux domaines ont été enregistrés comportant le mot « zoom », dont 25 % d’entre eux au cours de la semaine dernière.

Phishing, fraude et escroqueries : suspicion absolue

Les nouveaux outils doivent susciter encore plus de vigilance dans votre entreprise. Que ce soit à des fins de vol de données ou de détournements de fonds, l’enjeu reste financier. Ainsi du bureau physique au bureau virtuel, prudence et vigilance sont de mises.

Dans ce cadre, la solution MATA I/O crypte les fichiers de règlement pour éviter les dépôts de fichiers en clair sur le réseau de l’entreprise. Cette solution crypte également les données sensibles, comme les coordonnées bancaires, pour vous protéger des requêtes informatiques malveillantes.

 

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