Actualités

Facturation électronique et obligation de e- reporting

Electronic invoicing and e-reporting obligation: what if the first step was the review of intra-group transactions?

With deadlines approaching, the operational implementation of the VAT reform known as « e-invoicing / e-reporting ») may not be a long calm river for many companies.

As a reminder, the electronic invoicing reform actually includes two future obligations for companies:

  • Le e-invoicing désigne l’obligation de recevoir et de transmettre toutes les factures dans les flux domestiques (opérations d’achats et de ventes de biens et/ou de prestations de services réalisées) entre professionnels (B2B) assujettis à la TVA via un flux de données électroniques ;
  • Le e-reporting désigne l’obligation de transmettre à l’administration des données de transactions pour les flux à destination des particuliers (ventes B2C) et pour les flux avec des entreprises étrangères (opérations d’achats et de ventes de biens et/ou de prestations de services réalisées B2B) également de manière électronique.

Au 1er juillet 2024, il y aura une obligation de réception de facture électronique pour TOUTES les entreprises assujetties à la TVA. Et entre juillet 2024 et janvier 2026, l’émission des factures électroniques et la transmission de données de facturation deviendra obligatoire pour TOUTES les entreprises progressivement en fonction de leur taille.

Dans la mesure où des contrôles accrus, davantage digitalisés et automatisés sont attendus, il est primordial de profiter des délais accordés par le calendrier de la réforme pour anticiper sa mise en œuvre dans l’entreprise quelle que soit sa taille.

Parmi les toutes premières étapes du processus de mise en conformité, les entreprises vont devoir réaliser un diagnostic de l’existant avec la réalisation d’une cartographie de leurs transactions avec les tiers et de leurs transactions intra-groupe (transactions domestiques pour le e-invoicing et transfrontalières pour le e-reporting).

If the realization of this mapping should not pose a major problem for transactions with third parties, different situations can make the mapping of intra-group transactions more complex (eg, large number of transactions, nature and/or origin of uncertain transactions (transactions « historical »), no or few contracts to regulate these transactions, contracts not updated, wording of invoice and/or imprecise account, etc.) and necessarily delaying the operational implementation of the VAT reform.

In this context, it may be appropriate to carry out a global review of intra-group transactions  upstream  intended to identify potential  ways of simplifying  / rationalizing  transactions that will allow companies  to gain in operational efficiency  (saving time during the transition to electronic invoicing and more generally when calculating, monitoring and invoicing intra-group transactions).

This review could also make it  easier to raise cash  within the groups and  limit potential tax risks  in the event of an audit in France or abroad (highlighting the risks and proposals for corrective measures expected by the tax authorities). On this last point, it is important to emphasize that the transmission of data to the French tax authorities via e-reporting will reinforce  the panoply of « tools »  at its disposal (file of accounting entries, declaration of the transfer (Form 2257-SD), master file and local transfer pricing documentation file). With  access to continuous information the French tax administration will be able to cross-reference information even more easily, detect inconsistencies and thus gain in efficiency in the programming of tax audits.

In conclusion, the review of intra-group transactions (domestic and cross-border) and the related transfer pricing policy should naturally be imposed on all companies as a key step in the operational deployment of the VAT reform.

Geoffrey Vergne, PwC Law Firm, Director – Transfer Pricing

 

Source: The world of law

Plus d'articles

Cas pratique : Une brasserie indépendante du Nord

Dans cet épisode « J’irai faire un audit chez vous », Marie-Thérèse Brogly illustre comment structurer des flux de facturation complexes sans tout remettre en cause, grâce à une approche pragmatique et adaptée.

fraude facturation électronique

Facturation électronique : pourquoi le risque de fraude change d’échelle

Fraude facturation électronique – L’an dernier déjà, la DGFiP alertait les entreprises sur une nouvelle vague de fraude exploitant Chorus Pro. À l’époque, le sujet pouvait sembler marginal. Avec l’accélération de la facturation électronique et la dématérialisation des flux financiers, le risque est désormais bien réel. Fraude au faux IBAN : un risque amplifié par la facturation électronique Dès fin 2025, la DGFiP identifiait des tentatives de fraude particulièrement ciblées : des escrocs se faisaient passer pour des interlocuteurs liés à Chorus Pro afin de récupérer de véritables factures, puis d’y intégrer un faux RIB avant transmission au client ou à la collectivité concernée. Le principe est simple : détourner un paiement vers un compte frauduleux. Mais avec l’automatisation croissante des échanges et des traitements, ces fraudes gagnent aujourd’hui en ampleur et en sophistication. La dématérialisation impose un nouveau niveau de contrôle La facturation électronique améliore la productivité, la traçabilité et la fluidité des flux. Mais elle renforce également les enjeux de sécurisation des données financières. Dans des processus de plus en plus automatisés, une modification discrète d’IBAN peut suffire à déclencher un paiement frauduleux si aucun contrôle n’est prévu en amont. Les grandes organisations sont particulièrement exposées : volumes élevés de factures, multiplicité des outils, workflows complexes… la vérification manuelle atteint rapidement ses limites. Fraude facturation électronique : Automatiser les contrôles pour sécuriser les paiements Face à ces risques, les directions financières renforcent leurs dispositifs de prévention en combinant surveillance des référentiels fournisseurs et contrôles automatisés. L’association de la solution MATA IO et d’un dispositif interbancaire comme SEPAmail ou SIS ID permet : de surveiller en continu les créations ou modifications d’IBAN, de déclencher automatiquement des vérifications bancaires, et de bloquer les paiements suspects avant exécution. L’enjeu n’est plus seulement de détecter une fraude après coup, mais d’empêcher qu’un IBAN frauduleux entre dans le système. Fraude facturation électronique : Un sujet désormais stratégique pour les directions financières Avec la montée des cyberfraudes et l’automatisation des flux, la sécurisation des coordonnées bancaires devient un véritable sujet de gouvernance financière. Les entreprises les mieux préparées combinent aujourd’hui : des procédures internes robustes, des contrôles automatisés, une surveillance continue des données sensibles, et des solutions spécialisées de lutte contre la fraude. Dans un environnement financier toujours plus numérique, garantir que chaque paiement parvient au bon destinataire est devenu un enjeu stratégique de maîtrise du risque et de sécurisation du cash. 👉 Envie d’en savoir plus sur la solution MATA IO ? Contactez-nous dès maintenant pour échanger sur vos besoins et sur la fraude facturation électronique.