Actualités

LA FRAUDE INTERNE

Insidieuse et discrète, la fraude interne peut s’installer au sein des processus de manière absolument invisible et durable. Selon Euler Hermès, elle touche 18% des entreprises françaises et plus d’un tiers dépassent les 100.000 euros de pertes.

Sylvain KAM, expert en sécurisation des flux financiers chez MATA, nous rappelle ce qu’est la fraude interne et comment elle peut s’insinuer dans les processus de toutes les entreprises.

Qu’est-ce que la fraude interne ?

Vos collaborateurs ont souvent l’intuition adéquate, ils font preuve d’initiatives personnelles qui permettent d’éviter de nombreuses fraudes. Pourtant, certains d’entre eux vont dévisser et profiter d’une faille dans votre organisation pour détourner des fonds. Cette fraude, mise en place à l’initiative d’un ou plusieurs collaborateur(s) de l’entreprise peut prendre une multitude de formes, mais en règle générale, le fraudeur est plutôt solitaire, une situation qui lui permet de détourner les fonds de l’entreprise en diminuant les risques.

La fraude interne touche toutes les sociétés, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité. Dans tous les cas la fraude apparaît quand une personne a trop de pouvoir et qu’elle peut agir sans contrôle. La fraude dure souvent depuis plusieurs mois et même plusieurs années…

A quel type de fraude interne une entreprise peut-elle devoir faire face ? (fraude documentaire, fraude chronologique, excès de frais…)

Tous les services de l’entreprise peuvent être touchés par la fraude. Fausses notes de frais à tous les niveaux de responsabilité, détournements de paiements, fraude informatique… le collaborateur fraudeur est souvent au-dessus de tout soupçon !

Ressources humaines – La fraude sur salaire

Les services RH fonctionnent souvent en circuit fermé. Peu de personnes peuvent contrôler les salaires considérés comme données confidentielles sensibles. Les équipes en responsabilité sont donc fréquemment relativement resserrées, il devient dès lors relativement complexe de voir venir la fraude sur paie.
Pourtant, il est bel et bien possible de détourner une partie des salaires des autres salariés, soit en prélevant des sommes insignifiantes sur les salaires de nombreux collaborateurs, soit par exemple en créant un faux salarié qui perçoit des émoluments que le fraudeur rapatrie sur un compte dédié…

Des risques, des tentations, bien réels si le DRH ou gestionnaire RH a trop de pouvoirs : créer des salariés, générer les salaires et activer le payement des salaires par exemple. Veillez à éviter absolument ces situations quel que soit le moment de l’années (congés), et à mettre en place des contrôles systématiques, comme distinguer celui qui ordonne le paiement de celui qui l’effectue.

Informatique – La fraude de détournement

Les services IT peuvent avoir accès à la totalité des données de l’entreprise. Les collaborateurs sont notamment habilités à attribuer les droits, écrire, crypter et sauvegarder les données. Ils maîtrisent tout ou partie de la chaîne et peuvent être tentés d’en abuser.

Il est facile de créer ou modifier un fichier de règlement sur un serveur avant paiement par exemple. Le fraudeur modifie un numéro de compte entre l’ordre de paiement et le passage du règlement et ainsi peut encaisser des montants indus sur un compte qu’il aura créé au préalable. Le contrôle humain dans ce cas peut être utile mais il a aussi ses limites. Il est préférable d’être appuyé par une solution informatique automatisée.

Comptabilité – La fraude au fournisseur

Dans le volume des frais d’une entreprise, le suivi comptable peut parfois être flou ou soumis à des urgences et à des délais incompressibles. Le fraudeur peut alors changer le compte de destination d’un ou plusieurs règlement(s), ou encore régler involontairement la facture d’un faux fournisseur dans la masse. Le risque est accru lorsque l’on traite avec des fournisseurs à l’étranger. Le fraudeur peut remplacer le compte d’un fournisseur hors Europe par un compte dédié à la fraude, ouvert sous un prête-nom, qui sera clôturé immédiatement après l’opération.

Cette fraude est fréquemment rencontrée lorsqu’une seule et même personne peut générer une facture et la payer elle-même sans contrôle. Il faut absolument déployer le double contrôle, même dans les petites structures, car dans le domaine comptable, les fraudes peuvent être nombreuses : détournement des avoirs clients, réalisation de faux avoir et virement sur un compte personnel…

Comment éviter les fraudes & quelle solution MATA propose ?

Nous l’avons vu précédemment avec Sylvain, il est fortement recommandé d’instaurer un dispositif de double contrôle systématique et de dissocier les rôles dans la chaîne de paiement.
Malgré tout, la fraude interne reste toujours possible, « Mata IO Sécurité » est une solution globale qui s’intercale entre tous vos logiciels (ERP, outils comptables, paie) et les banques, et contrôle toutes les coordonnées payées. Une personne doit valider les comptes systématiquement et une séparation des taches est mise en place par l’outil. Une même personne ne peut donc plus avoir tous les pouvoirs !

Dans le cas de la création d’un nouveau salarié, le nouveau compte doit être validé par une personne différente de celle qui l’a créé. Les comptes sont catégorisés, reliés à certains fichiers de règlements et on vérifie les correspondances entre la raison sociale et le numéro de compte pour bloquer les cas de fraude au faux fournisseur. Toutes les anomalies identifiées par « Mata IO Sécurité » provoquent un blocage automatique et une analyse humaine qui doit valider l’action. La chaîne définie à la mise en place de la solution est non dérogatoire et la cryptographie permet d’éviter les fraudes informatiques.

De plus, il existe des contrôles supplémentaires comme la mise en place d’indicateurs sur la chaîne de règlement, qui analysent les dépassements sur plafonds définis à l’installation, sur une période ou sur un même compte bancaire, ou si le même compte existe sur plusieurs règlements (paiement de deux salariés sur un même compte). Un bon processus de contrôle appuyé de la solution Mata I/O garantit un niveau de protection optimal contre la fraude.

Plus d'articles

Cas pratique : Une brasserie indépendante du Nord

Dans cet épisode « J’irai faire un audit chez vous », Marie-Thérèse Brogly illustre comment structurer des flux de facturation complexes sans tout remettre en cause, grâce à une approche pragmatique et adaptée.

fraude facturation électronique

Facturation électronique : pourquoi le risque de fraude change d’échelle

Fraude facturation électronique – L’an dernier déjà, la DGFiP alertait les entreprises sur une nouvelle vague de fraude exploitant Chorus Pro. À l’époque, le sujet pouvait sembler marginal. Avec l’accélération de la facturation électronique et la dématérialisation des flux financiers, le risque est désormais bien réel. Fraude au faux IBAN : un risque amplifié par la facturation électronique Dès fin 2025, la DGFiP identifiait des tentatives de fraude particulièrement ciblées : des escrocs se faisaient passer pour des interlocuteurs liés à Chorus Pro afin de récupérer de véritables factures, puis d’y intégrer un faux RIB avant transmission au client ou à la collectivité concernée. Le principe est simple : détourner un paiement vers un compte frauduleux. Mais avec l’automatisation croissante des échanges et des traitements, ces fraudes gagnent aujourd’hui en ampleur et en sophistication. La dématérialisation impose un nouveau niveau de contrôle La facturation électronique améliore la productivité, la traçabilité et la fluidité des flux. Mais elle renforce également les enjeux de sécurisation des données financières. Dans des processus de plus en plus automatisés, une modification discrète d’IBAN peut suffire à déclencher un paiement frauduleux si aucun contrôle n’est prévu en amont. Les grandes organisations sont particulièrement exposées : volumes élevés de factures, multiplicité des outils, workflows complexes… la vérification manuelle atteint rapidement ses limites. Fraude facturation électronique : Automatiser les contrôles pour sécuriser les paiements Face à ces risques, les directions financières renforcent leurs dispositifs de prévention en combinant surveillance des référentiels fournisseurs et contrôles automatisés. L’association de la solution MATA IO et d’un dispositif interbancaire comme SEPAmail ou SIS ID permet : de surveiller en continu les créations ou modifications d’IBAN, de déclencher automatiquement des vérifications bancaires, et de bloquer les paiements suspects avant exécution. L’enjeu n’est plus seulement de détecter une fraude après coup, mais d’empêcher qu’un IBAN frauduleux entre dans le système. Fraude facturation électronique : Un sujet désormais stratégique pour les directions financières Avec la montée des cyberfraudes et l’automatisation des flux, la sécurisation des coordonnées bancaires devient un véritable sujet de gouvernance financière. Les entreprises les mieux préparées combinent aujourd’hui : des procédures internes robustes, des contrôles automatisés, une surveillance continue des données sensibles, et des solutions spécialisées de lutte contre la fraude. Dans un environnement financier toujours plus numérique, garantir que chaque paiement parvient au bon destinataire est devenu un enjeu stratégique de maîtrise du risque et de sécurisation du cash. 👉 Envie d’en savoir plus sur la solution MATA IO ? Contactez-nous dès maintenant pour échanger sur vos besoins et sur la fraude facturation électronique.