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SEPAmail Diamond : état des lieux du service bancaire de vérification des iban

Spécialiste de la sécurisation des flux financiers depuis 1999, MATA édite la solution Mata I/O Sécurité qui sécurise les règlements en validant 100% des comptes payés.
Ce processus de validation peut être fastidieux : collecte de documents, contre-appels… C’est pourquoi, dès le début, nous nous sommes intéressés au service Diamond de la messagerie bancaire SEPAmail.

Pour mémoire, SEPAmail Diamond ne peut pas être considéré comme une solution exhaustive de sécurisation des règlements, puisque le service ne couvre qu’une partie des IBAN, et n’est pour le moment proposé que pour la France.
En revanche, l’intégration de ce service à notre offre globale de sécurité nous permet de gagner en productivité en validant de manière automatique 70 à 80% des comptes bancaires français.

Historique d’une interface optimisée pour chaque banque

Courant 2017, le service Diamond a été remanié avec l’adoption d’une évolution des formats XML des requêtes de demande et de réponse. Nous avons donc attendu fin 2017, et des formats définitifs, pour nous lancer dans le développement d’une interface automatisée entre Mata I/O Sécurité et le service SEPAmail Diamond. A l’origine, seules les banques CIC et SOCIETE GENERALE étaient en mesure de proposer ce service par l’intermédiaire du protocole EBICS.

La société MATA n’étant pas cliente de la SOCIETE GENERALE, nous avons ouvert un compte bancaire pour réaliser nos tests.

Nos premiers envois de demandes ont été réalisés courant février 2018 auprès de ces deux banques.

Ensuite, en août 2018, nous avons travaillé avec la BANQUE POSTALE à la demande de l’un de nos clients, pour tester, là encore, le service SEPAmail Diamond fourni par cette banque sur EBICS.

Enfin en octobre 2018 nous avons procédé aux premières mises en œuvre du service SEPAmail Diamond chez nos clients Mata I/O Sécurité.

A ce jour nous sommes en contact avec d’autres partenaires bancaires afin de tester leurs offres d’accès au service Diamond.

Des différences de format

Dès le début de nos tests avec les banques CIC et SOCIETE GENERALE, nous nous sommes aperçus que, malgré l’utilisation de standards dans les formats des fichiers échangés, ces deux banques avaient interprété de manière différente le traitement de certaines informations dans les fichiers.
Cela nous a conduit à développer des formats de requêtes différents pour la SOCIETE GENERALE et le CIC.
Nous avons à cette occasion fait le lien entre ces deux banques, les deux premières à proposer le service, pour mettre l’accent sur leurs spécificités et travailler avec elles à plus de standardisation.

Par la suite, la BANQUE POSTALE s’est avérée respecter les standards établis précédemment.

Des différences de traitement dans les réponses

Nous avons constaté à l’usage des différences dans la qualité des réponses apportées par les différentes banques.

Par exemple : lorsque nous interrogeons la validité d’un compte IBAN domicilié dans une banque non adhérente au service SEPAmail Diamond, le CIC nous retourne une réponse précisant que la validité de l’IBAN ne pourra pas être vérifiée avec la mention « Banque non adhérente », alors que la SOCIETE GENERALE ne retourne aucune réponse à l’interrogation de ce compte.

Des délais de réponse qui se raccourcissent et un taux de service qui progresse

Lors de nos premières mises en œuvre du service SEPAmail Diamond dans notre solution MATA I/O, nous constations un délai moyen d’attente de la réponse variant entre 24 et 36 heures.

Ce délai n’a pas cessé de se réduire, et à aujourd’hui, certaines réponses sont retournées 4h après l’envoi de l’interrogation.

Nous avons pu élaborer des statistiques avec nos plus anciens clients sur le service. Ces statistiques nous montrent un taux de couverture du service en progression.

Au dernier trimestre 2018 : 70 % des comptes français interrogés chaque mois faisait l’objet d’une réponse de la banque. Ce taux s’établit à 80% sur le mois de janvier 2019.

Les absences de réponses s’expliquent encore par des banques non adhérentes à ce jour au service SEPAmail Diamond, principalement : HSBC et LCL, ainsi que par des interrogations qui portent sur des comptes détenus par des factors, pour lesquels les banques n’ont pas l’intégralité des informations permettant d’établir le contrôle.

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